85 jours sans gouvernement... Ca commence à faire long... Surtout qu'on ne peut pas vraiment dire que ça bouge des masses ces derniers temps: tout le monde râle dans son coin et reste obstinément
convaincu que "de toute façon,
moi, j'ai raison!". Puis quand on voit tous ces
gens ploucs au Gordel... on est en droit de se demander, si ils n'ont vraiment rien
d'autre à faire que d'arborer des t-shirt avec pour message "splits Brussel Halle Vilvoorde nu!!!" (scindez Bruxelles-Hal-Vilvorde maintenant!!!)
Enfin, quand même, durant ces 85 jours, quelques initiatives m'ont fait plaisir. Tout d'abord, cette pétition lancée pour l'unité de la Belgique qui a déjà recueilli presque 75.000 signatures, ça
fait plaisir de ne pas se sentir seule... Et pour répondre à Jean-Philippe, cette pétition est symbolique, il ne s'agit nullement de communautarisme, son but même étant justement de lutter contre
toute forme de nationalisme et contre les esprits étroits!
Ensuite un drapeau belge, qui virevolte fièrement, accroché à un balcon, près de chez moi. Il y a été suspendu le jour de la démission de Leterme en tant que formateur et quand je l'ai vu, ça m'a
rendu un peu de courage. Des drapeaux belges, encore, à une braderie. Il y en avait à toutes les échoppes et les commerçants les distribuaient, comme un jour de 21 juillet. On peut dire ce qu'on
veut, les Belges aiment leur pays!
Et pour terminer, l'initiative d'une de mes collègues, qui m'a beaucoup fait rire. Elle a fait une étude comparative de la Brabançonne en français et en néerlandais. Le résultat est surprenant!
On ne chante pas vraiment la même chose... Vous me direz, c'est pour le rythme et les rimes... oui, mais... voyez plutôt...!
Aan de laatste der Grote Belgen,
A la dernière des Grandes Belges
Wie zegt dat wij een “nationaal” volkslied hebben?
Ons volkslied is zo nationaal als onze ta(a)l(en).
Qui a dit que nous avions un hymne «national»?
Notre hymne est aussi national que nos langues.
Ziehier de tekst van de Brabançonne, in ’t Vlaams en en français – zoals een echte Belgenliefhebber als jij dat van buiten moet kennen. We zullen maar zwijgen over onzen toekomstige
premier en geitenliefhebber...
Voici le texte de la Brabançonne, en flamand et en français, qu’en tant que vraie amoureuse de la Belgique tu
devrais connaître par cœur. On ne parlera pas de notre futur Premier ministre et amateur de chèvres…
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En français
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In ’t Vlaams
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Commenta(a)(i)r(e)
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O Belgique,
ô mère chérie
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O dierbaar België
O heilig land der Vaad'ren
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België is ons Vlamingen erg dierbaar (van duurbaar, lees: duur, kost veel geld).
La Belgique est très chère aux Flamands (lisez coûte très cher).
Bovendien is België in ’t Vlaams een heilig land, zoiets als ’t Vaticaan voor de paus. Heilige landen en pausen worden in Wallonië liever doodgezwegen.
En plus la Belgique est un pays sacré en flamand, quelque chose qui s’assimile au Vatican pour le Pape. Les pays saints et les papes sont
passés sous silence en Wallonie.
Walen hebben wel een feministisch trekje: hun droomland is een moederland. Wij moeten het stellen met dat van onze vaders.
Les Wallons rajoutent quand même une petite caractéristique féminine: leur pays de rêve est une mère patrie. Nous, c’est celle de nos
pères.
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A toi
nos coeurs,
à toi nos bras,
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Onze ziel en
ons hart
zijn u gewijd.
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Wij geven ons Belgiekske onze katholieke zieltjes en onze, door priesters, gewijde hartjes.
Nous donnons à notre petite Belgique nos âmes catholiques et nos petits cœurs, bénis par
les prêtres.
Bij jullie zijn ook de niet-katholieke hartjes welkom. Alle niet-gelovigen, protestanten en moslims, en andere daarheen!
Chez vous, les cœurs non-catholiques sont aussi les bienvenus. Non croyants, protestants
et musulmans, tous ensemble!
Wat België met jullie armen moet doen, is ons een raadsel.
Ce que la Belgique va faire de vos bras est par contre un mystère pour nous.
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A toi
notre sang,
ô Patrie !
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Aanvaard
ons kracht en het bloed van onze ad'ren,
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De dappere Waal geeft zijn bloed, maar spaart zijn krachten.
Le brave Wallon donne son sang, mais il épargne sa force.
De domme Vlaming smijt het allemaal op een hoopke: kracht, bloed,... ’t is allemaal voor ’t goede doel.
Les bêtes Flamands mettent tout en vrac: force, sang… c’est pour la bonne cause.
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Nous le jurons tous,
tu vivras !
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Wees ons doel in arbeid en
in strijd.
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Jullie zweren dat België blijft voortbestaan. Wij zijn daar nie zo zeker van.
Vous vous jurez que la Belgique va survivre. Nous, nous n’en sommes pas tellement sûrs.
Maar we willen België wel voor ogen houden als we werken en –liefst niet te veel - vechten.
Mais nous voulons quand même garder la Belgique à l'oeil, si on travaille et si on se bat (préférablement pas trop) pour
elle.
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Tu vivras toujours
grande et belle
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Bloei,
o land,
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Dat België grooooot en schoon zou zijn, vonden we wat overdreven.
Que la Belgique devienne grande et belle, on trouve ça un peu exagéré.
Wat meer bloeiende bloemekes zouden echter niet misstaan.
Cependant, quelques fleurs fleurissantes en plus ne feraient pas de mal.
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Et ton invincible unité
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in eendracht niet te breken;
Wees immer u zelf en ongeknecht,
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Onoverwinnelijke eenheid... Onbreekbare eendracht... Vlamingen en Walen zijn het er roerend over eens dat ze voor altijd aan mekaar vastzitten.
Invincible unité… Unité indestructible… Flamands et Wallons sont tout à fait d’accord: ils vont toujours rester ensemble.
Maar dat België altijd zichzelf moet blijven en vrij, daar is in het Waals-Frans geen letter van te bespeuren. Misschien komen we wel allemaal samen – verknochte Vlamingen en Walen -
onder Frans-Frans bestuur?
Par contre on ne trouve aucune trace du fait que la Belgique doit toujours rester libre et elle-même dans la traduction wallonne-française.
Peut-être que l’on (dévoués Wallons et Flamands) pourrait converger vers une gestion franco-française?
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Aura pour devise immortelle : (x2)
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Het woord getrouw,
dat g' onbevreesd moogt spreken:
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Van enige vorm van trouw hebben onze zuiderburen nog nooit gehoord.
Nos voisins du Sud n’ont-ils jamais entendu parler de loyauté?
Walen zien het grootser. Zij spreken enkel onsterfelijke deviezen uit. Bij Milquet is dat “non!”
Les Wallons voient plus loin. Ils parlent d’une devise immortelle. Chez Milquet, ça se traduit par «non»!
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le Roi,
la Loi,
la Liberté ! (x2)
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Voor Vorst, voor Vrijheid en voor Recht.
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Over de uiteindelijke volgorde van onze prioriteiten zijn we het ook al niet eens. Albert voert nog wel de hitparade aan, maar er komt waarschijnlijk een nieuwe top-3 onder Filip.
Enfin, l’ordre des priorités n’est pas non plus le même. Albert mène le hit parade, mais il y aura probablement un nouveau top 3 sous
Philippe.
Bovendien kiezen de Vlamingen vooral eieren voor hun geld: vrijheid.
En plus, les Flamands mettent surtout de l’eau dans leur vin: liberté.
Onze warmbloedige onderburen willen dan weer véééél wetten in ’t Staatsblad. Wij zien liever de farcen van Onkelinx.
Nos chers voisins du Sud préfèrent lire le Moniteur belge. Nous, on préfère les farces d’Onkelinx.
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Ce que ça vous dit