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Mercredi 8 octobre 2008
Les banques sont donc tombées à court de liquidités. OK, mais il s'agit là de banques américaines.
Alors, comment la crise a-t-elle frayé son chemin jusqu'ici? D'autant plus qu'en Belgique, en tout cas, la séparation des banques d'investissement et des banques de dépôts privés existe toujours (art.
77  de la loi du 6 avril 1995 relative au statut et au contrôle des établissements de crédit). Si le cas Fortis ne s'explique pas que par la crise, le cas Dexia en est par contre une illustration. Le voici, le voilà!


La rentrée noire de Dexia
La banque franco-belge n'a pas nécessairement péché par une gestion déraisonnable à souhait. Ce qui a surtout plombé Dexia, c'est sa participation dans le capital de l'assureur américain FSA (qui était, soit dit en passant, une filiale du Crédit local de France et donc une situation héritée). Filiale très exposée aux produits toxiques des subprimes.



 



Sachant ceci, on comprend facilement l'effet domino.
Les difficultés provoquées par les crédits pourris au sein de FSA, ont provoqué une chute de 32% du bénéfice de Dexia au second trimestre 2008. Pas très réjouissant...

En outre, Dexia se finance, entre autres, sur les marchés financiers en empruntant de l'argent aux autres banques. Or, il est désormais clair que les banques sont très frileuses à se prêter plus d'argent. Le manque de confiance agissant ici aussi, une fois de plus, en tant que moteur.

La défiance a ensuite été accentuée, fin septembre, par une rumeur d'augmentation de capital, ce qui laissait croire que l'institution était en mal de liquidité. S'en est suivi une chute de l'action Dexia. Chute propice à faire paniquer les investisseurs...

Les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont donc été contraints de recapitaliser la banque à hauteur de 6,4 milliards d'euros. Une recapitalisation ou augmentation de capital signifiant l'émission de nouvelles actions. Ces nouvelles actions ont donc, dans ce cas-ci, été achetées par la France et la Belgique (le gouvernement luxembourgeois a, quant à lui, souscrit à une émission d'obligations convertibles en actions). 
Cette décision avait pour but de rétablir un sentiment de sécurité et de stabilité des systèmes financiers.

Ainsi, à la suite de cette augmentation de capital, l'actionnariat de Dexia se présente, entre autres, comme suit:

Etat fédéral belge, via Société de Participations et d'Investissement: 5,7%
Region flamande, via Vlaams Toekomstfonds: 2,9%
Région wallonne, via
FIWAPAC:
2,0%
Région de Bruxelles-Capitale: 0,9%
Holding Communal: 14,0%

Etat français, via
Société de Prise de Participation de l’Etat:
5,7%
Caisse des Dépôts et Consignations (considérée comme le "bras financier" de l'Etat français): 17,6%.


Des mesures ont par ailleurs été prises par la banque afin de limiter son exposition à la ligne d'activité "Financial products" de FSA.

Enfin, dans son communiqué de presse du 30 septembre 2008, Dexia précise que
"Cette injection de capital, pour un montant de EUR 6,4 milliards permettra à Dexia de rester parmi les banques les mieux capitalisées d’Europe, même en tenant compte des possibles impacts négatifs résultant:
- d’une volatilité sans précédent du marché, pouvant avoir un impact sur les titres valorisés à valeur de marché et sur les actifs pondérés;
- d’une détérioration générale de la solvabilité de certaines contreparties bancaires;
- de nouvelles réductions de valeur sur les portefeuilles d’actions;
- d’une nouvelle détérioration du portefeuille d’Assurance et du portefeuille Financial Products de FSA."


Bref, c'est pas nécessairement gagné...


A suivre... 
(Crédit photo: dexia.com)

Par NoBlush - Publié dans : la tectonique des plaques
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Jeudi 2 octobre 2008

On continue sur la série de la crise financière...

Les banques ont donc revendu des crédits pourris à d'autres banques.
Pour ce faire, elles ont fabriqué des produits de plus en plus complexes (grâce notamment à la technique de titrisation*).
Le tout a généré de juteuses commissions, certes, mais a également fait prendre aux banques des risques énormes: l'équivalent de gros fonds d'investissements ont été créés, avec peu de capital et beaucoup d'endettement, pour absorber ces titres. Le beurre et l'argent du beurre...


Mais que fait la police
Jusqu'en novembre 1999, aux Etats-Unis, l'interaction entre les banques d'affaires et les banques de dépôt où dorment nos deniers était interdite et ce, depuis 1933. Ce cloisonnement rendait incompatibles les métiers de banque commerciale (par exemple: Fortis) et de banque d'affaires (par exemple: Lehman Brothers). En gros, les banques ne pouvaient utiliser les capitaux du public pour financer leurs activités boursières.
La loi américaine a été abrogée, en vue de moderniser les services financiers.
La mesure semblait d'autant plus logique que depuis lors il existe des gendarmes des différentes Bourse (la SEC à Wall Sreet, la CBFA en Belgique, l'AMF en France, le Bafin en Allemagne, le FSA en Grande-Bretagne) censés contrôler les marchés financiers et les opérations financières. Les banques centrales contrôlent, quant à elles, dans certains pays (pas en Belgique, c'est la CBFA, mais c'est le cas de la Fed et de la Banque de France), le bon fonctionnement des banques au niveau de leur solvabilité.



Les banques centrales ont donc injecté des liquidités en masse, en échange de dépôts de titres.
Elles ont, en plus, assoupli les garanties qu'elles exigent pour prêter de l'argent aux institutions financières.
Deux stratégies pour éviter une paralysie du marché monétaire qui mettrait en danger le système bancaire et donc l'économie.
En effet, vu que les professionnels se sont ingéniés à trouver des niches de rentabilité dans les secteurs où la réglementation était moins stricte (des failles), les banques centrales n'ont guère pu agir que de façon désarticulée: la crise financière s'est aggravée de manière dramatique et imprévisible.
Elles tentent donc d'éteindre le feu.
Après, il semble évident que le système de contrôle des banques devra être repensé.

A suivre...
(Crédit photo: commerceinternational.c.o.pic.centerblog.net)



* Il s'agit de porter en titre des créances (les emprunts immobiliers). Dans ce cas, les titres ont été créés afin de pouvoir les échanger sur les marchés interbancaires. 

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Jeudi 2 octobre 2008

Depuis le 15 septembre et l'annonce de la faillite de l'une des plus grandes banques d'affaires américaines (Lehman Brothers), rien ne va plus sur la planète Finances. Du coup, même si on n'y comprend rien, un vent de panique souffle sur nos petites vies rangées. 1929 est sur toutes les lèvres, les Bourses jouent au yoyo, les plus affolés retirent leurs comptes de chez Fortis... Alors quoi? Qué passa? D'où ça vient? Pourquoi en est-on arrivé là? Est-ce que j'existe encore pour toi? Chabadabada?


L'origine du mal 
Mi-2006, la bulle immobilière a éclaté.
Avec quoi je viens?
Ben avec le problème des "subprimes".



En fait, les crédits "subprimes", ce sont des prêts immobiliers accordés à des ménages américains aux revenus modestes.
Le hic, c'est que, comme ces ménages ont des revenus modestes, le remboursement du crédit est risqué car pas assuré. Le risque d'insolvabilité est augmenté car le crédit est généralement couplé à un taux d'intérêt variable.
Or, la hausse du taux d'intérêt directeur de la Fed (Réserve fédérale ou banque centrale des Etats-Unis) a entraîné celle des taux des crédits immobiliers et là, bardaf, c'est l'embardée...

Les emprunteurs exsangues n'ont plus été en mesure de rembourser leur emprunt .
En outre, vu la ruée vers l'or des crédits faciles, la valeur des habitations est devenue inférieure à la valeur des crédits qu'elles étaient supposées garantir.
La conjonction de ces deux paramètres a mené à un taux de non remboursement, à l'été 2007, de plus de 15% et ces défaillances ont provoqué un effet domino suite à des réactions en chaîne.

Cet effet domino a entrainé l'assèchement de la liquidité sur les marchés. En effet, à cause de ces pertes de rendement, de nombreuses institutions financières se sont retrouvées avec des capitaux insuffisants.
Malgré les efforts des banques centrales qui ont injecté massivement des liquidités, la méfiance ambiante s'est diffusée, gangrénant "l'économie réelle", à savoir... nous, les vrais gens...

A suivre...
(crédit photo: revue-chimeres.fr)

Par NoBlush - Publié dans : la tectonique des plaques
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Mercredi 2 juillet 2008
Ca fait longtemps n'est-ce pas... Toutes mes confuses, mais je dois bien avouer que l'actualité me gonflait un peu ces derniers temps. Je n'avais en effet aucune envie d'écrire et de donner mon opinion sur les petites mesquineries ridicules dont la Belgique a été le spectale. Je pense qu'à ce sujet on ne peut même plus parler d'un niveau bac à sable, ce serait une injure pour tous ces enfants...

Et puis, aujourd'hui, illumination!

Illumination qui se matérialise sous la forme d'une
interview donnée par Guy Vanhengel (OpenVLD bruxellois) à La Libre. Voici un extrait de cet entretien où enfin, on peut lire du bon sens, de la cohérence, du respect, de l'humanité, enfin bref, de l'intelligence dans les propos d'un politicien... Jugez plutôt:


"On aurait tort de croire que toute la Flandre est monolithique et se réjouit de voir les communes de la périphérie voter des règlements discriminatoires à l'égard des non-néerlandophones. Guy Vanhengel (Open VLD), ministre bruxellois des Finances, se veut le porte-parole d'une Flandre ouverte et tolérante.

Comprenez-vous les communes flamandes qui se protègent contre les non-néerlandophones?

Je comprends la problématique. Dans certains villages des alentours de Bruxelles, les autorités sont confrontées à une population francophone de plus en plus importante qui s'installe sur leur territoire. Qu'ils veuillent respecter le caractère original de leur Région, cela ne me pose pas de problème. Ce que je ne comprends pas, ce sont les mesures prises par certaines de ces communes de la périphérie Nord de Bruxelles. Car ces règlements sont en contradiction avec les législations belges et internationales concernant l'usage de la langue qui doit être libre. Ces communes font fausse route.

Le gouvernement flamand ne peut-il agir ?

Aux responsables flamands, je dis : attention. Je soutiens le "wooncode" et la politique de Marino Keulen qui vise à aider les moins nantis, les allochtones notamment, à s'intégrer par le biais de la langue. Mais lorsque cela devient discriminatoire, lorsque, par exemple, on impose un examen, cela ne va plus du tout.

Vous sentez un retour du nationalisme en Flandre ?

Oui, le discours du "eigen volk eerst" ("son propre peuple d'abord", l'ancien slogan du Belang, ndlr) est en train de gagner du terrain et je le regrette. Cela devient du nationalisme pur et dur qui ne doit pas exister dans notre pays. Cette situation est grave et me préoccupe beaucoup. Il faut que les Flamands y réfléchissent et prennent conscience de cette dérive. Moi je dis : halte, pas op, qu'est-ce qui se passe ? On dépasse les bornes. Ces règlements vont au-delà de ce qui est acceptable. Il faut retrouver un équilibre : la limite, c'est le wooncode, il faut être ouvert, accueillant, attrayant, pas excluant. Tout examen qui conditionne l'examen d'un droit fondamental doit être refusé.

Pourquoi dire cela maintenant ?

Je suis un libéral : s'il y a une formation politique qui doit être garante des libertés individuelles, c'est bien l'Open VLD. Il faut aussi que l'on se rende compte au nord comme au sud du pays que De Wever et Maingain ne sont pas représentatifs de leur Communauté, même s'ils font beaucoup de bruit. Quand je vois De Wever, mon sang ne fait qu'un tour, surtout quand il cherche à humilier les Bruxellois.

Comment résoudre le problème de BHV ?

C'est très simple : je crée la circonscription fédérale unique et je scinde Bruxelles-Hal-Vilvorde. Et tout est résolu...

Les francophones demandent une extension des limites de Bruxelles...

Il est périlleux de toucher aux frontières administratives. Mais je suis pour le maintien des facilités telles qu'elles existent et je souhaite qu'on arrête les mesquineries. Les circulaires Peeters, je ne sais pas à quoi cela sert !

Les Flamands de Bruxelles, comme vous, sont généralement plus ouverts sur ces questions que les Flamands de Flandre...

C'est sans doute le fait de vivre dans une ville cosmopolite. Les Flamands ont toujours une très mauvaise perception de ce qu'est Bruxelles aujourd'hui. Les Flamands conservent de Bruxelles l'image que Roger Nols véhiculait dans les années 80, lorsqu'il ouvrait des guichets séparés pour francophones et Flamands. En Flandre, Bruxelles a toujours l'image d'une ville francophone, riche, bourgeoise et hautaine."



Crédit photo:  OpenVLD


Par NoBlush - Publié dans : quel pays!
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Mercredi 26 mars 2008

Aujourd'hui, dans la presse, on peut lire ceci: "Les Sarkozy accueillis par Charles et Camilla".

Et voir ceci:

Mais aussi, ceci:



Alors je sais pas vous, mais perso, je trouve quand même qu'ils forment une drôle de clique, ces quatre-là... Mais bien sûr, cela ne nous, regarde pas!



Par NoBlush - Publié dans : la tectonique des plaques
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Il fera bô demain

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