Sachant ceci, on comprend facilement l'effet domino.
Les difficultés provoquées par les crédits pourris au sein de FSA, ont provoqué une chute de 32% du bénéfice de Dexia au second trimestre 2008. Pas très réjouissant...
En outre, Dexia se finance, entre autres, sur les marchés financiers en empruntant de l'argent aux autres banques. Or, il est désormais clair que les banques sont très frileuses à se prêter plus
d'argent. Le manque de confiance agissant ici aussi, une fois de plus, en tant que moteur.
La défiance a ensuite été accentuée, fin septembre, par une rumeur d'augmentation de capital, ce qui laissait croire que l'institution était en mal de liquidité. S'en est suivi une chute de
l'action Dexia. Chute propice à faire paniquer les investisseurs...
Les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont donc été contraints de recapitaliser la banque à hauteur de 6,4 milliards d'euros. Une recapitalisation ou augmentation de capital
signifiant l'émission de nouvelles actions. Ces nouvelles actions ont donc, dans ce cas-ci, été achetées par la France et la Belgique (le gouvernement luxembourgeois a, quant à lui, souscrit à
une émission d'obligations convertibles en actions).
Cette décision avait pour but de rétablir un sentiment de sécurité et de stabilité des systèmes financiers.
Ainsi, à la suite de cette augmentation de capital, l'actionnariat de Dexia se présente, entre autres, comme suit:
Etat fédéral belge, via Société de Participations et d'Investissement: 5,7%
Region flamande,
via Vlaams Toekomstfonds: 2,9%
Région wallonne, via FIWAPAC: 2,0%
Région de Bruxelles-Capitale: 0,9%
Holding Communal: 14,0%
Etat français, via Société de Prise de Participation de l’Etat: 5,7%
Caisse des Dépôts et Consignations (considérée comme le "bras financier" de l'Etat français): 17,6%.
Des mesures ont par ailleurs été prises par la banque afin de limiter son exposition à la ligne d'activité "Financial products" de FSA.
Enfin, dans son communiqué de presse du 30 septembre 2008, Dexia précise que
"Cette injection de capital,
pour un montant de EUR 6,4 milliards permettra à Dexia de rester parmi les banques les mieux capitalisées d’Europe, même en tenant compte des possibles impacts négatifs résultant:
- d’une volatilité sans précédent du marché, pouvant avoir un impact sur les titres valorisés à valeur de marché et sur les actifs pondérés;
- d’une détérioration générale de la solvabilité de certaines contreparties bancaires;
- de nouvelles réductions de valeur sur les portefeuilles d’actions;
- d’une nouvelle détérioration du portefeuille d’Assurance et du portefeuille Financial Products de FSA."
Bref, c'est pas nécessairement gagné...
A suivre...
(Crédit photo: dexia.com)
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