Vendredi 28 décembre 2007
Pour continuer sur ma lancée de râleries par rapport au service public, aujourd'hui, la SNCB! Y a matière... surtout pour une utilisatrice assidue... Je vous épargnerai les grèves et autres
retards quotidiens, ça c'est pas drôle, mais il me prend l'envie de vous raconter une petite anecdote qui m'est arrivée il y a tout juste un an.
Un jour sur terre, un dimanche après-midi, ligne Bruxelles-Tournai-Mouscron... ou entrez donc dans la troisième dimension SNCBéenne... Je rentre de Mouscron après une soirée, disons, bien
arrosée... le train s'arrête en gare de Tournai, jusqu'à présent, rien d'anormal, mais c'est là que, bien callée dans mon siège, les yeux lourds de sommeil, un petit message vocal me prend par
surprise et m'annonce que suite à un accident de la circulation, mon train est supprimé et je dois prendre celui pour Mons où je devrai changer et reprendre un train pour Bruxelles. Bon, assez
docile, je tente de trouver le fameux train pour Mons... Ayant sans doute pu lire dans le flot de mes pensées, le Monsieur du micro me répond qu'il s'agit de celui qui stationne à la voie 2. Ah!
J'apprends par ailleurs que l'accident s'est produit entre un train et une voiture, à hauteur d'un passage à niveau à Ligne entre Ath et Leuze. Re-ah, ça me fait une belle jambe...
Je me réinstalle donc dans mon nouveau train, qui est d'ailleurs, ceci dit en passant, plus joli que l'autre! Mais c'était là pur positivisme de ma part que de penser que tout allait rentrer dans
l'ordre aussi vite... Un nouveau message vocal m'invite à quitter le train pour Mons et à réembarquer dans le train pour Bruxelles parce que, ben tout compte fait, il circule quand
même...
Bon, OK, c'est parti je reprends mes affaires à peine déposées et me dirige tout aussi docilement vers le train aux 1.000 délires. Après une nouvelle petite attente de 7 minutes (mince, le train
pour Mons, lui, il est parti...!), ça y est, on bouge!
Le gentil contrôleur nous annonce que nous avons pris du retard (sans blague...), vu qu'on devait réceptionner des formulaires pour pouvoir embarquer les passagers du train accidenté, qui nous
attendent à Ligne (vous m'en direz tant!). En même temps, ils peuvent encore attendre, parce qu'on n'est pas arriver... En gare de Leuze, on s'arrête une nouvelle fois. Pourquoi? Très simple, la
voie qui avait été déclarée opérationnelle malgré la voiture emboutie, ben elle l'était pas! La circulation n'est donc possible que sur une voie et par conséquent on doit attendre que le train d'en
face passe. Temps pour explorer la splendide et minuscule gare de Leuze: 30 minutes!
Ca va aller...! Bon allé, on récupère les passagers malheureux. Ils devaient être nombreux parce que ça prend quand même 1/4 d'heure. C'est reparti! Le Monsieur du micro il nous dit qu'on a bien
"réceptionné les passagers du train 19/12" et qu'il ne nous reste plus qu'à passer quelques "passages avariés" pour arriver à Ath avec un retard probable de 55 minutes. Alléluia!
La fin du voyage s'est déroulée sans embuches jusque... Bruxelles-midi. Euh, il va pas jusque Bruxelles-central? Ah ben non, il est limité à cause du retard. Pourquoi? Ben parce que, c'est comme
ça, c'est de la malchance, il faut faire avec. Eh beh! ils étaient plus sympas quand ils parlaient de formulaires et de passages avariés, dis donc!
Ce que ça vous dit