Rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de parler météo...
Ni même de la Nouvelle star!
Non, rien non plus à propos de Mountazer al-Zaïdi (le lanceur de chaussures) et Fortis restera au frigo (parce que je sais pas vous mais moi ça me saoule).
Rien de tout ça, mais un questionnement intense sur le pourquoi du comment l'Homme moderne a développé une obsession convulsive à l'égard des technologies de la communication (téléphone portable,
mails, internet et toussa).
Ouais, rien que ça...
On a connu la télé hypnotisante des années Dorothée, le voyeurisme abêtissant des tabloïds et autres télés réalité et nous voici à l'air de la communication instantanée avec le monde entier
depuis son salon/ ses vacances/ son lit/ ses soirées entre amis, etc.
Il suffit de mettre un blackberry sous le nez d'une personne relativement équilibrée pour s'en rendre compte.
Une journaliste britannique, Tanya Gold, relate ici sa semaine sans téléphone portable et sans ordinateur.
Certes elle n'a pas fait de "nervous break down" à l'idée de ne pas pouvoir consulter ses mails, mais elle s'est néanmoins sentie décapitée lorsqu'elle s'est rendu compte de ce à quoi elle avait
dit oui.
Pourtant, une fois la semaine écoulée, alors qu'elle pensait crouler sous le poids des messages et faire exploser sa boîte à mails: presque rien (elle doit quand même avoir coupé les
notifications Facebook, d'après moi...). Juste Louis Vuiton qui se rappelle à son bon souvenir. Bref, rien qui casse la baraque... Vient alors sa conclusion:
"On n'a pas besoin d'un portable et d'internet pour vivre. Vraiment! Rien de terrible ne m'est arrivé cette semaine, du moins, rien de plus terrible qu'à l'ordinaire. La vie m'a juste semblé
plus lente et sensiblement plus gratifiante (rewarding). Je me suis sentie moins anxieuse et j'avais plus de temps pour moi-même. Le soir, dans mon lit, j'ai plutôt lu un livre sur Frank Sinatra,
au lieu de surfer comme une maniaque sur Wikipedia, en route pour la voie scintillante de la psychose.
Tous ces jouets électroniques excellent à vous faire croire qu'en les utilisant on réalise effectivement quelque chose (comme travailler et interagir avec ces choses étranges qui, si je me
souviens bien, sont appelées: "les autres"). Ils vous donnent l'illusion d'une occupation et d'un but. Mais c'est faux, on ne fait rien. C'est du temps perdu."
BOUM!
Mais alors, pourquoi?
Pourquoi restons-nous connectés des heures sur Facebook alors que ça ne sert à rien. Pourquoi se sent-on coupable de ne pas répondre au téléphone? Pourquoi, quand on reçoit un mail, ressent-on la
pression de devoir y répondre dans la seconde? Pourquoi rester connecté sur MSN "hors ligne" toute la soirée sans même parler à qui que ce soit (oui, oui, je m'auto-critique, c'est beau!)
Je ne peux m'empêcher de penser que c'est par solitude, par ennui et par voyeurisme, aussi... nous sommes tous des peeping tom en puissance...
Mais ça, c'est juste ma conclusion...
Crédit photo: uk.techcrunch.com
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